DISIZ LA PESTE + Youl

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20h : ouverture des portes
20h30 : YOUL
21h45 : DISIZ LA PESTE

Tarif unique PV : 13€ (hors frais de loc.)
Tarif SP enfant : 8€ / Tarif SP Réduit : 15€ / Tarif SP Normal : 18€

Billetterie

Conditions de vente

DISIZ LA PESTE

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DATE DE SORTIE = 09/06/2017

Bio Disiz La Peste (FR) :

Disiz la Peste il y a 15 ans a sorti Poisson Rouge son premier disque alors que débutait le nouveau millénaire porté par le tube Je Pete Les Plombs. C’est un artiste qui tant bien que mal n’a jamais accepté d’être catalogué.

Après sa trilogie entamée en 2012, “Lucide”, “Extra-Lucide” et “Transe-Lucide”. Après “Rap Machine”, sorte de retour aux sources sans fioriture sorti en 2015 , Disiz a travaillé sur son disque le plus ambitieux. Un disque inclassable, déroutant, viral, généreux, sûr de lui, même de ses failles les plus intimes.

PACIFIQUE.

“Pacifique” est un disque populaire, oui, dans son sens le plus noble. Il raconte des choses de la vie, il égrène des sentiments du quotidien. Ici, le rap, l’électro, la pop, même le zouk, fusionnent pour accoucher d’un style unique, qui n’a pas besoin de nom. Il a pris des cours de piano, de chant, pour ce disque, et s’est décomplexé de ce que l’artiste M appelle le complexe du Korn Flakes, celui d’être constamment en référence pour s’autoriser à créer en fonction du curseur américain. Il veut sonner d’abord comme lui. Il a raison et il a réussi. Il a travaillé pendant de mois et de mois afin de trouver avec son méticuleux ingénieur du son Charles Debouit, ses propres effets bien à lui. Pour le fond dit-il “J’ai assumé mes faiblesses. Je veux dire par là que j’ai toujours essayé de faire de mes faiblesses ma force. Mes faiblesses ? La vulnérabilité, la fragilité, la sensibilité... En tant que mec de quartier, ce sont des mots qui sont un petit peu tabou, parce que tout de suite, on va dire que t’es suspect (rires)...” Il en faut du courage pour se détacher de la meute et il n’en manque assurément pas. C’est aussi peut-être pour ça que son disque dévoile quelque chose de tout à fait libéré, décomplexé, jubilatoire. Ces nouvelles chansons, il est allé un matin à l’Olympia pour les écouter, seul, sur la scène, dans le noir. Et choisir. C’est un disque pour tous, pour ceux qui le suivent depuis ses débuts comme pour ceux qui ne le connaissent pas. C’est un disque qui possède le pouvoir de réveiller les ardeurs et qui ne fuit pas la mélancolie, un disque qui traite et prend comme matière les sujets fondamentaux, la vie, la mort, l’amour, la foi, le désir. Enregistré en trois endroits, chez lui, à Évry, à Maison Alfort et aux Studios de la Seine, il a réalisé son disque tout seul. Accompagné de quelques autres : Shady, un Suisse, Dabeull, Loïc alias Louis D, un ami d’enfance, qui l’a aidé sur les arrangements et puis, comme un rendez-vous artistique par deux fois avortés, il a travaillé avec Paul Van Haver dit Stromae. Comment ? Très simplement.

Paul Van Haver

Retour en 2003, Disiz travaille sur son 2e album (Jeu de Société) avec Ozan des Street Fabulous, des compositeurs Belges. Ce dernier dit à Disiz qu’un jeune rappeur Belge apprécie son travail. Disiz va voir un de ses clips. Il s’agit d’un des premiers morceaux de Stromae de l’époque où il rappait encore. Disiz demande son numéro et l’appelle pour lui dire que c’est vraiment bien. Il sera l’un des premiers à avoir encouragé le déjà génie et futur monstre de la musique. Retour en 2017, Disiz vient de sortir Autre Espèce le premier extrait officiel de PACIFIQUE. Il reçoit un message de Paul quelques semaines après : « Quel clip ! Quelles mélodies de malade… ! », effet miroir du temps, les mêmes encouragement une décennie plus tard. Disiz devait rendre ses bandes, sur un coup de tête, il envoie un sms à Paul : « Paul je rends mon mastering la semaine prochaine, j’aimerai qu’on travaille sur un titre ensemble… ». Ils en feront deux. Splash, le second single de l’album avec son clip hypnotique et fascinant et le sublime futur tube Compliqué. Le tour de force de Disiz en travaillant avec Stromae est que l’on sent dans leurs titres, deux univers forts qui se mélangent sans s’éteindre l’un l’autre.

Ca va aller

Ca Va Aller est la première chanson que Disiz a conçu pour l’album. Elle affiche une simplicité formidable, comme un geste affectif simple et naturel. Presque un miracle pour Disiz, qui a toujours aimé étoffer les choses, par peur d’être mal compris « Je ne voulais plus être trop explicatif dans mes textes et laisser plus de place à l’interprétation de l’auditeur, je pense que quand on explique trop au final on tue le charme… » . Là, il chante, il prend par la main, il ne manque rien à cette balade de néons, aux nappes de songes. Cette chanson est constitutive de Pacifique, non seulement c’est la toute première, mais elle a été au centre de beaucoup de rebondissements tout au long de la trajectoire de l’album. Fallait-il garder une chanson si éloignée de la conception que l’on a du rap ? Fallait-il la mélanger à d’autres sonorités plus « urbaines » (Disiz déteste ce mot ndlr). Il a tranché. Ca va aller est comme il le désirait. Un titre aux sonorités deep house, avec es emprunts de ce qu’il écoutait en parallèle du rap des années 90 son coup de foudre adolescent. Il cite Massive Attack et leur magistral track « Unfinished Sympathy » et le « Missing » de Everything But The Girl.

A Petit Feu, Menteur, Menteuse, racontent le désenchantement de l’amour actuel et des relations sentimentales chamboulées par internet, un thème cher à Disiz. Il y a Pilou à la guitare et à la basse, et à la batterie sur certains titres, il y a Manu Dyens. “Je voulais surtout une cohérence, vu la diversité des ambiances. Et un album, ce n’est pas une compilation. Il doit se tenir ! C’est la première fois que je compose autant sur un disque” complète-t-il. Quand les sentiments se laissent tatouer un code-barre, pour le pire. La Fille De La Piscine, Carré Bleu, illustrent l’une des caractéristiques pour laquelle on reconnait Disiz, le raconter d’histoires, la maitrise totale du Story Telling. Avec Poisson Etrange, Disiz dépasse le pur story telling pour raconter le monde tel qu’il le voit, tel qu’il le peindrait s’il était impressionniste. Quel est cet étrange poisson ? « Petit Aylan mon bébé tu as tort, tu es né du mauvais côté de l’enfer du décor… » Billie Holiday chantait en 1939 ces Strange Fruits, ces noirs pendus aux arbres du sud des Etats-Unis, Disiz chante Aylan, bébé réfugié Syrien, ce poisson étrange échoué sur une plage en 2015. ADN a le piano triste et dévoile un Disiz qui ne se cache pas : “Si je m’étais laissé aller, je n’aurais fait que des morceaux comme ça dans le disque. Mais je ne me suis pas laissé aller (sourire). Je ne ne voulais pas non plus trop me complaire dans ma mélancolie” dit-il. Il faut écouter ces paroles, et les écouter encore et encore. Elles disent beaucoup. Disiz s’amuse avec les styles et les significations pour mieux se faire entendre. Passage Secret (Soma) évoque un autre thème important pour lui, le rapport aux addictions. Soma fait référence à cette drogue que prennent les Alpha Plus dans Le Meilleur Des Mondes, le roman prophétique d’Aldous Huxley, pour ne pas voir le monde synthétique et crasse dans lequel ils vivent tout en haut de l’échelle, loin des Epsilon Moins. Ne vivons-nous pas nous aussi dans ce monde ?

« Vas-y donne-moi une dose steuplait, rappe un peu Disiz » supplie un crakhead sur une plage de Los Angeles dans l’intro de Meulé-Meulé. Ok ! Dans le puissant et catégorique L.U.T.T.E et le cinématographique Watcha, Disiz démontre à quel point le rap est un jeu d’enfant pour lui. Autre Espèce et ses notes qui rappellent la musique du film Rencontre du Troisième Type de Spielberg, est une nouvelle fois l’occasion pour Disiz de refuser d’être ettiqueté, étouffé, encadré, limité. Il est l’alien, l’étranger, celui qui ne rentre pas dans une case, qu’on ne parvient pas à identifier et classer. Bien stupide serait de penser que dans Autre Espèce parle du rap, oh non, Disiz chante une tristesse et un décalage avec l’histoire contemporaine avec un grand H. Qu’Ils ont de la Chance débute par une guitare acoustique avant d’opter pour une pop électro dépouillée, où Disiz est au centre, sa respiration presque palpable. Ca parle de la mort (première fois que Disiz s’y colle) avec une dignité et une délicatesse à chialer. Vibe revient à la vie et aux corps, quand ils acceptent de se mêler. Sensualité. Auto Dance sample Coldplay, évoque Tolstoï et c’est Disiz qui danse seul dans son salon, apaisé, bien là où il est.

Alain Souchon

Quand Je Serai Chaos. Disiz a toujours dit qu’il aimait les chansons d’Alain Souchon. « J’aime trop La Balade de Jim. Jamais Content, ça c’est bien moi lol. Je pourrais écrire cette chanson, quasiment exactement pareil aujourd’hui, (rires) » Alors il a demandé a reprendre Quand je serai K-O et Mr Souchon et les siens ont accepté. Disiz jubilait. Il y évoque, comme souvent avec les textes de Disiz, a travers plusieurs angles et plusieurs espaces entre les lignes, la mécanique des lois du marché qui met des « dates de péremption » sur les êtres humains. « Je me suis inspiré également pour le texte d’Une Tranche de Bifteck, une nouvelle de Jack London, qui raconte le combat d’un champion du monde de boxe contre un jeune outsider » Et lui Disiz, quand le sera-t-il K-O ?

Il aurait pu avec ce disque. Un disque qui a été très dur à mener à terme. Tant la proposition était audacieuse. « Je l’ai appelé Pacifique mais vu sa conception, vu toutes les montagnes qu’il a fallu gravir, j’aurai pu l’appeler War ou Lutte (rires) »

Disiz vient d’écrire un disque important pour la suite. Parce qu’il dépasse les habitudes, les conforts, les certitudes. Parce qu’il accepte de regarder l’autre dans toute sa complexité. PACIFIQUE est la carte d’identité d’un homme pas dupe, pas rangé, pas fixé. Un homme qui ne se contentera pas du nihilisme contemporain. Et qui sait que les plus grands déserts n’ont pas besoin de sable pour exister.

Youl (FR)

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Bio Youl (FR) :

Né en 1990, passionné par les sons qui l’entourent, Youl grandit à Verdun (55) entouré de musique. À l’âge de 8 ans il commence l’apprentissage du solfège et de la guitare. Il fait beaucoup de sport, s’essaye à tout, mais c’est bien le basket qu’il affectionne par-dessus tout et pratique depuis lors.

Mais bien avant cela, c’est pour l’écriture qu’il développe une réelle passion. Assidu à l’école et féru de travaux d’expression écrite, il écrit nouvelles et fictions avec appétit.

Son père écoutait Brassens, Ferré, Brel, Renaud… Youl apprend alors que le beau texte peut être mis magistralement en musique.

Puis il découvre le rap. Français avec la FF, IAM, Ärsenik, NTM, Disiz, la Psy4, Ol’Kainry… Américain avec Nas, Biggie, Jay-Z, Pac, Busta, les Roots, Dead Prez, les Fugees, Dre, Outkast, Snoop, TI, Wayne, Lil’Jon…

Naturellement il rappe les textes de ses idoles, dans sa chambre, dans la salle de bain, avec ses potes. Il recopie attentivement ses textes préférés. Passionné de langue anglaise il imprime les textes de ses modèles américains et les mémorise par cœur.

Ses premiers essais sur le papier datent de 2005. À la suite d’évènements difficiles il essaye de s’exprimer et d’extérioriser certaines choses qu’il ne comprend pas vraiment. Cette chanson ne sera jamais chantée ou montrée à quiconque, comme beaucoup d’autres

Le premier enregistrement vient la même année. Avec ses deux meilleurs amis il monte la MeuzSide Trinity. Influences américaines oblige, c’est un texte cliché gangsta-rap en anglais sur une instru d’Ice Cube. Enregistré avec un micro d’ordinateur portable sur Windows Movie Maker, c’est le début de la trime et de la débrouillardise qui le suivront jusqu’au bout. ‘From the Left to the Right, I represent the MeuzSide !’

Représenter la Meuse donc, et Verdun. Quand on vient d’un coin aussi paumé, connu uniquement pour son nombre de cadavres, c’est une obligation que de vouloir mettre sa ville sur la carte pour n’importe quelle autre raison.

De nombreux textes suivent (en français pour la plupart), puis naturellement, il faut qu’il s’évade.

En 2006, Youl part pour un an aux Etats-Unis. Il vit dans des familles d’accueil et est scolarisé en école américaine. C’est un changement radical, exactement ce qu’il fallait. Là-bas le hip-hop est omniprésent : télé, radio, magasins, partout ! Il continue d’écrire autant qu’il peut, remplit des cahiers, puis on lui présente un logiciel de MAO et il fait ainsi ses débuts dans la production. Les premiers pas sont difficiles et peu concluants.

De retour en France fin 2007, les textes s’entassent et les instrus se multiplient, des petits enregistrements à l’arrache pour faire tourner aux potes, mais rien de vraiment sérieux, faute de moyens.

En 2008, soutenu par ses parents et ses amis, il participe à un atelier d’écriture et de MAO animé par Rachid Wallas et DJ Spaig. Grace à eux, il acquiert des bases plus solides concernant la production d’instrus et il a l’occasion d’enregistrer proprement sa première chanson et de faire sa première performance rap sur scène.

Ensuite, les concerts s’enchaînent, et les rencontres surtout. Le point d’orgue est la première partie de La Rumeur en mars 2010.

En 2011, il fait presser son premier disque ‘Intelligible’ (17 pistes). Il produit lui-même la quasi-totalité des instrus et réunit des jeunes artistes de sa région (rappeurs, chanteurs, musiciens, deejays). Ce disque circule pas mal dans le département.

Son style s’affirme grâce à cet opus : des paroles intelligentes et sensées, réfléchies et engagées, tournant en dérision le quotidien et ses absurdités, mêlant références et jeux de mots, cherchant la figure de style et la performance rédactionnelle.

Persuadé que la dimension musicale, instrumentale et mélodique est essentielle, Youl fonde en 2011 le groupe Youl & Flyspeck. La formation comprend 5 membres : rappeur, batteur, bassiste, guitariste, claviériste. Ensemble ils reprennent son répertoire, composent de nouvelles musiques et font de nombreux concerts dans la région de Rouen. Ils font également la première partie de la Scred Connexion en mars 2012.

Le 31 décembre 2012, Youl sort l’EP ‘2012’ (6 pistes). Ce projet est plus travaillé musicalement que l’album précédent, notamment grâce à la présence du producteur Ena-N.

En 2013 et 2014, il sort quelques morceaux mais s’affaire surtout à travailler la scène. Avec Flyspeck tout d’abord, puis avec Ena-N, prodige de la MPC, avec qui il monte un concert MPC-Rap qu’ils produiront sur plusieurs scènes.

En fin d’année pendant 3 ans (2011, 2012, 2013), Youl a également organisé à Verdun un concert pour le moins atypique. Intitulé Des Vers, Des Verres et Du Vert, ce concert avait la particularité de se dérouler dans une grande maison du centre ville, aménagée en salle de concert. Plus de 100 spectateurs ont participé à chaque édition qui a vu se produire plus d’une dizaine d’artistes de la région et d’ailleurs.

Fin 2014, Youl part en Asie du Sud Est pour les études et en profite pour voyager dans la région avec un ami d’enfance. À son retour en France en 2015, il a des souvenirs, des idées et des textes plein le sac.

Il consacre la fin de l’année 2015 à la production d’un nouveau clip : ‘Et Dieu reconnaîtra les chiens’. Ce clip, écrit et réalisé par son ami Sylvère, est beaucoup plus abouti que les précédents : équipe de tournage professionnel, une semaine de tournage sur différents lieux, des chiens, acteurs et figurants. La vidéo sort en janvier 2016 sur YouTube.

En mars, le 3è projet de Youl ‘Diction et Contradictions’ (7 pistes) voit le jour en format physique et digital.

Depuis, il défend son projet sur scène, accompagné par différents DJs.

Affiliations artistiques récurrentes :

James Cole Pablo, ENA-N, Statégie de Paix, MAREC, Flyspeck, Mas Effekt…