La Grande Sophie + John Efka

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22/02/2013

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Tarifs (hors frais de location) :
Prévente (fnac, ticketnet, digitick) :
18,00 € / 21,00 €
Sur place : 25,00 €

Ouverture des portes : 20h00
Concert 1èrepartie - John Efka : 20h30
Concert La Grande Sophie : 21h20

Concert debout.
Espace PMR matérialisé (accessibilité aux personnes handicapées) à proximité de la scène.
Pas de vestiaires.
Petite restauration sur place (sandwichs – gaufres).

 

LA GRANDE SOPHIE

"En 2009, elle publie Des vagues et des ruisseaux, disque acoustique et épuré, salué par l’ensemble de la presse, qui récolte le Grand Prix de l’Académie Charles Cros.
En 2010, elle participe aux Françoises, création éphémère pour le Printemps de Bourges, aux côtés de Camille, Jeanne Cherhal, Emily Loizeau, Rosemary Standley et Olivia Ruiz.

Dans la foulée, elle s’envole pour plusieurs concerts acoustiques au Québec, et à New-York.

A son retour, elle signe la composition et l’arrangement d’une musique de téléfilm, et collabore aux albums des deux grandes icônes sixties – dont elle a souvent repris les chansons sur scène : Françoise Hardy, pour qui elle écrit l’énigmatique Mister, et Sylvie Vartan, à qui elle offre le single Personne.

« J’ai eu besoin de repos avant de me relancer dans l’écriture. A partir de l’automne 2010, je m’y suis mise… progressivement. En fait, tout s’est déclenché au printemps suivant. Les chansons ont débarqué les unes à la suite des autres ! »

Avec La place du fantôme, la Grande Sophie explore d’autres identités encore, et trouve son équilibre à mi-chemin entre des éléments acoustiques – flûte, saxophone, orgue planant, harmonium indie, contrebasse, ocarina – et des synthétiseurs analogiques aux sonorités 70-80’s, sur fond de rythmiques pop et de mélodies toujours aussi claires et inspirées.

Comme une ride d’expression à la surface du coeur, ce sixième album creuse un sillon, amorcé avec Des vagues et des ruisseaux : les chansons y sont plus introspectives, moins enjouées qu’auparavant. Sophie semble avoir rangé une fois pour toutes la petite girafe (presque) éponyme qu’elle a longtemps portée comme une relique d’enfance – forcément gaie et insouciante –, pour apparaître enfin telle qu’elle est, assumant avec authenticité et sincérité sa propre étrangeté. « La place du fantôme, c’est aussi un grand espace pour que mon imaginaire respire. Dans fantôme, il y a fantasme. J’ai besoin de laisser parler l’étranger qui se cache en moi et qu’on va découvrir… ou pas. Les zones d’ombre, les zones de lumière, c’est assez infini. J’aime bien cette idée-là… » Sur la pochette, un portrait noir et blanc comme les radiographies permettant d’aller voir à l’intérieur ce qui s’y cache – reflète cette vérité intime. Quant à l’écriture, directe et droite, porteuse d’une forte charge émotionnelle, elle engendre un monde spectral tour à tour sombre et lumineux, où la jeune femme se découvre, sensible et vulnérable, révélant ses angoisses, ses obsessions, ses blessures. Ses espoirs. Ce nouvel album n’essaie pas de suggérer le mystère. Mystérieux par essence, il nous balade en d’étranges contrées, perdues aux frontières du songe et de la réalité. « Je ne maîtrise pas la notion de mystère me concernant. Je me livre finalement beaucoup et de plus en plus, même si je reste très pudique. C’est peut-être la pudeur qui crée le mystère… ».

Les compositions toujours très structurées de Sophie se confrontent aux expérimentations sonores des co-réalisateurs qu’elle a choisis. « L’enregistrement d’un nouvel album est toujours pour moi une aventure remuante. Je démarre en solitaire, j’affine, je trie, puis je m’entoure de ceux qui sauront donner corps à mes chansons. Cette fois, j’ai rencontré trois capitaines. Nous tenons tous les quatre la barre. »

Producteurs, auteurs, compositeurs, arrangeurs, interprètes et musiciens de l’ombre dissimulés sous divers pseudos (The Jazzbastards, Regina Vox, Portugal City…), membres actifs du Sacre du Tympan ou Poni Hoax, Ludovic Bruni, Vincent Taeger et Vincent Taurelle se définissent eux-mêmes comme « des esthètes inséparables » depuis leur rencontre en 1998 au Conservatoire supérieur de musique de Paris. Ils ont collaboré avec Air, Charlotte Gainsbourg, Feist, Françoise Hardy, Piers Faccini, Oxmo Puccino (réalisation de ses deux derniers albums, Lipopette Bar et L’arme de paix), Sébastien Tellier, Emilie Simon, Rokia Traoré ou Alain Souchon. Débarquant dans l’aventure avec la fraîcheur de jeunes matelots ayant déjà fait plusieurs fois le tour du monde, ils posent sur les chansons de Sophie une oreille neuve. Leur intention principale – et avouée – fut « d’inviter celle qui maîtrise parfaitement sa voix, à moins de self-control, à plus de lâcher prise et de fragilité assumée. »

Les morceaux laissent davantage de place aux instrumentations, aux respirations et à un certain souffle lyrique. On y danse sur l’ondulatoire Quand on parle de toi, ou le « funky » caustique Dans to royaume. On se prend d’amour pour une Suzanne aérienne qui donne le vertige. On fredonne, dès la première écoute, l’efficace en diable Ne m’oublie pas qu’on n’est pas prêt d’oublier et on plane sur Bye bye etc, porté par un moog hypnotique et vrombissant. Malgré la tonalité générale assez mélancolique (Tu fais ton âge, Ma Radio, Ecris-moi), Sophie ne se départit jamais tout à fait d’un élément inhérent à sa personnalité et qui prend toute sa dimension sur scène, un état communicatif qui peut parfois faire peur tant il est furieusement libre : la joie. De celle qui – à ne pas confondre avec la gaieté, souvent désespérante – emporte tout sur son passage : les larmes, le chagrin et les regrets, l’effroyable constat d’un Peut-être jamais.

« C’est toute ma personne qui est sollicitée. Ma tête pour trouver les idées, mes doigts pour écrire les textes et jouer de la guitare, ma bouche et mes cordes vocales pour chanter, mes jambes et mon bassin pour bouger, mon ventre et mon dos pour respirer… Mon engagement est celui d’être suffisamment sincère pour pouvoir créer, susciter des émotions. »

La place du fantôme est un album dans le sillage duquel on a envie de s’émouvoir longtemps. Rencontre avec une « présence » familière et bienveillante."

« La place du fantôme » (Polydor, 2012)

 

JOHN EFKA

John Efka, est un être lunaire avec les pieds bien ancrés sur terre qui écrit des textes qu’il met en rythme avec sa guitare. Ses chansons nourris d’instants de vie joyeux, tristes, anodins voir excentriques nous transportent et nous intriguent.

C’est un électron libre avec qui vous vous trouverez sans doute des atomes crochus et qui mérite d’être exploré par tout public en quête de fraicheur, d’humour et de nouveauté.